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December 02

Georgia O'Keeffe - Peintre

    Elle est considérée comme une des peintres modernistes majeurs du XXème siècle. Elle fut mariée au photographe  Alfred Stieglitz .
 
 
 
 
 
November 19

Les fantômes de l’orient - Expo

Le musée de la vie romantique, à Paris, accueille une exposition de peintures illustrant les récits et les voyages de l’écrivain Pierre Loti.
 

Dans le jardin parsemé de roses et de fleurs d’hibiscus, des passereaux virevoltent et roucoulent dans les buissons… quoi de plus normal que ce spectacle langoureux dans l’enceinte d’un lieu au nom prédestiné : le musée de la vie romantique. Situé dans le quartier de la Nouvelle-Athènes, à Paris (9e ard.), il accueille jusqu’au 3 décembre l’exposition : « Pierre Loti, Fantômes d’orient ».

Voyageur infatigable – il était officier de Marine –, Pierre Loti (1850-1923) tirera de ses pérégrinations aux quatre coins du monde des écrits teintés d’exotisme naïf, diront certains, d’un style à l’épure stupéfiante formuleront d’autres, qui retiendront l’attention du public, notamment lors de la publication de Pêcheur d’Islande, en 1886. Mais ce sont les sirènes de l’Orient qu’il poursuivra avec le plus de délectation et d’obsession, et leur escale obligée : Istanbul. Il y séjournera à plusieurs reprises et jettera sur le papier l’histoire de sa rencontre amoureuse avec une jeune circassienne dénommée Aziyadé, dans le roman éponyme. Une passion turque qui lui fera prendre fait et cause contre le démembrement de l’Empire ottoman en 1918, et décorer sa demeure du pays rochefortais aux couleurs et aux contours de l’Orient.   

L’exposition nous donne à admirer des œuvres ornées des citations de l’écrivain, en rapport avec ses flâneries orientales : le « couvent Sainte-Catherine du Mont Sinaï » (Adrien Dauzats), qui surgit au détour d’un chemin escarpé, emprunté en son temps par Loti ; un « Café maure d’Alger » (Germain-Fabius Brest), où suinte d’entre les platanes la douce lumière de l’Algérois ; « Constantinople, la mosquée de Tophane » (Yvan Aivazovski, 1884), où « la ville spectrale que [Loti] (a) vue dans (ses) nuits » surgit derrière la brume du crépuscule ; et l’« Algérienne et son esclave » (Ange Tissier, 1895), motif répétitif et condescendant de la peinture orientaliste, avec cette odalisque mélancolique, sublime brune aux yeux verts, le teint nacré et le corsage à peine dégrafé, tenant le bec d’un narguilé dans la main… Sans oublier quelques esquisses de Delacroix et autres toiles de Fromentin.

Si l’exposition ne vous a pas convaincu, vous pourrez toujours vous en retourner côté jardin en dégustant, à l’ombre des résineux, un thé de Chine ou un karkadé exhalant les senteurs du Nil.

Skander Houidi

 

Musée de la vie romantique (Ouvert tous les jours, sauf le Lundi, de 10h à 18h)

16, rue Chaptal, 75009 Paris – M° Saint-Georges

01 55 31 95 67

November 17

THE TASTE OF TEA - film de Katsuhito Ishii

Les "Haruno" habitent une petite ville de montagne près de Tokyo. Sachiko, la cadette de huit ans, cherche à faire disparaître son double géant. Hajime, son frère, lycéen, vit son premier amour. Yoshiko, la mère, décide de sortir de sa retraite pour faire un retour très remarqué dans le monde du film d'animation, sous le regard de son mari, Nobuo, qui pratique l'hypnose thérapeutique. Quant au grand-père, ses excentricités inquiètent toute la famille.

Ce film de Katsuhito Ishii est une chronique familiale  au coeur de la campagne japonaise, distillant ses élucubrations fantaisistes à travers une galerie de personnages loufoques et attachants. Dans une petite commune de la campagne japonaise, la famille Haruno vit à son rythme ses petits tracas de la vie quotidienne, au rythme du partage d’une tasse de thé. Sachiko, la fillette de six ans ne parvient pas à se débarrasser de son encombrant double, toujours plus envahissant. Son grand frère Hajime (Takahiro Sato) est obsédé par la nouvelle fille du lycée, Suzuishi (Anna Tsuchiya), alors que l’oncle Ayano (Tadanobu Asano) est de retour de Tokyo pour rendre visite à sa soeur et à la famille. La mère Yoshiko (Satomi Tezuka) tente un come-back dans le monde de l’animation, soutenu par le grand-père jadis ancien dessinateur émérite, qui lui donne des conseils en "character design" grâce à ses mimiques fantasques, prenant les poses de héros imaginaires. Le destin de ces êtres unis se déroule sous les yeux du père, Nobuo (Tomokazu Miura), hypnotiseur de profession, et la bienveillance d’un grand-père excentrique (Tatsuya Gasyuin), qui prépare une surprise étonnante à sa petite famille...

 Avec sa construction en saynètes, son rythme lent, mêlant séquences d’animations colorées, plans fixes contemplatifs, ainsi qu’un humour surréaliste, The Taste of Tea est sans conteste le film le plus personnel de son auteur, pour la première fois issu d’un scénario original.

        

 

Les amants du Spoutnik - Haruki Murakami

 ....A travers l'écriture, je renouvelle quotidiennement l'affirmation de mon existence. N'est-ce pas ? Mais oui, exactement !
cela explique que j'aie rempli une quantitée de pages aussi phénoménales. J'écrivais chaque jour - ou presque. Comme si je fauchais, seule, sans un instant de répit, l'herbe d'un immense pré. un jour ici, le lendemain là; mais j'avais à peine achevé le tour du champ et fauché toute l'herbe qu'elle y avait déjà repoussé aussi haut qu'avant....
Question :
Comment puis-je éviter la collision (boum) sans pour autant réfléchir sérieusement (c'est à dire en restant allongée dans mon champ, à regarder les nuages passer, à écouter l'herbe pousser) ? difficile  ? mais non mais non. D'une façon purement logique, rien de plus facile. C'est simple. Il suffit de rêver. Rêver sans cesse. Entrer dans le monde des songes, et ne plus en ressortir. Vivre éternellement dedans.
Car dans les rêves, il n'est pas nécessaire d'établir des distinctions entre les choses; pas du tout nécessaire. Les frontières n'existent pas. et du coup, dans les rêves, les collisions se produisent rarement. Même quand il y en a, elles ne sont pas douloureuses. La réalité c'est différent, ça mord. Réalité, réalité....
 
Extraits - Les amants du Spoutnik
 
 
November 16

Aya Takano - Dessinatrice

                   
 
        
 
         
 
                                                 
 
    
 
                                        
 
    
 
 
 
                                                        
November 13

The ceremony is about to begin...

À Pamela Susan
Autrefois j'ai été, je pense.
Nous avons été

Ton lait est mon ivresse
Ma soie est ta richesse

Mosaïque

Une série de notes, de poèmes en prose
Histoires, extraits de pièce et dialogue
Aphorismes, épigrammes, essais

Des poèmes? Bien sûr
Je crois que l'interview est une nouvelle forme d'art. L'auto-interview est l'essence de la créativité. Se poser des questions et essayer de trouver les réponses. L'écrivain ne fait que répondre à des questions qui n'ont pas été posées.

C'est un peu comme être appelé à la barre des témoins. C'est cette région étrange dans laquelle vous essayez de fixer quelque chose qui est arrivé dans le passé. Vous cherchez à vous souvenir, honnêtement, de ce que vous tentiez de faire à ce moment-là. C'est un exercice mental périlleux. Une interview vous donnera souvent l'occasion d'interroger votre esprit, ce qui est, à mon avis, la définition de l'art. La chance vous est offerte d'éliminer tout remplissage… Vous devez être explicite, précis, aller directement à l'essentiel… Pas de conneries. On trouve les antécédents de l'interview au confessionnal, dans un débat ou un contre-interrogatoire. Une fois la chose dite vous ne pouvez pas la retirer. Trop tard. C'est un moment existentiel.

Je suis, en quelque sorte, " accro " au jeu de l'art et de la littérature : mes héros sont des artistes et des écrivains.

J'ai toujours désiré écrire, mais je me figurais que rien de bon ne sortirait. A moins que, pour une raison quelconque, ma main se mette au travail sans que j'y sois vraiment pour quelque chose. Comme l'écriture automatique, mais cela n'est jamais arrivé.

Bien sûr j'ai fait des poèmes. Notamment " Le Pony Express " (1) quand j'étais en classe de sixième ou cinquième. C'est le premier que je me rappelle. C'était un poème dans le style ballade mais je ne l'ai jamais vraiment achevé.

" Les Latitudes du Cheval " remontent à mes années au lycée. Au cours de mon adolescence j'ai rempli des tas de carnets. Puis, quand j'ai quitté l'école, je les ai tous jetés… pour des raisons stupides, peut-être par sagesse? Je remplissais ces pages nuit après nuit. Si je ne les avais pas jetés, sans doute n'aurais-je jamais écrit quoi que ce soit d'original. Ils étaient, essentiellement, des accumulations de choses que j'avais lues ou entendues, des citations tirées de livres. Si je ne m'en étais pas débarrassé, je crois que je n'aurais pas pu être libre.

La vraie poésie ne veut rien dire, elle ne fait que révéler les possibles. Elle ouvre toutes les portes. À vous de franchir celle qui vous convient.

…C'est la raison pour laquelle je suis tellement attiré par la poésie, elle est si éternelle. Tant qu'il y aura des hommes, ils pourront se souvenir des mots et de leur combinaisons. Seules la poésie et les chansons peuvent survivre à un holocauste. Personne ne peut mémoriser un roman entier, un film, une sculpture ou une peinture. Mais, tant qu'il y aura des êtres humains, les chansons et la poésie pourront perpétuer.

Si ma poésie a un but, c'est de libérer les gens de leurs oeillères, de démultiplier leurs sens.


Jim Morrison
Los Angeles, 1969-70
November 10

Shara Worden

                
                                   
 
 
 Shara Worden est la fille d'un pasteur du Michigan et d'une organiste de messe, cette jeune femme diaphane est passée par la musique classique, des cours de guitare, de piano et des chorales. Puis elle s'est installée à New York après avoir été au conservatoire. Elle découvre la pop, elle aime PJ Harvey et Nina Simone, joue le soir dans des boites New yorkaises. Elle est l'unique membre du groupe My Brightest Diamond.  
J'adore son album Bring me the workhorse, d'où est tiré le morceau que j'avais mis sur mon blog... Dragonfly. Voilà pour Anna et tous ceux que cela intéresserait !....
En cadeau voilà le clip... Sublissime !... vous cliquez sur le lien... bon envol... !
 
 
(Merci mon MIMI à Moûa !... Toi seul sais pourquoi !.... )
November 09

Le chasseur...

Je hais le chasseur, là en face, celui qui pointe son fusil sur les oiseaux. Il est là comme un cancer sur la nature, lui doué de raison, mais retardé à ce point qu’il ne se  différencie pas de ses ancêtres… Le  champs paisible devient un terrain miné, gangrené, une énorme verrue lui est poussée… détruire dit-il… j’ai le pouvoir de supprimer, instantanément, facilement… j’ai le pouvoir pense t-il… le pouvoir de donner la mort…

Je suis allée lui parler à lui… j’ai presque pleuré… pitié pour mes chats… mais les oiseaux … j’ai pas osé… j’ai seulement demandé « grâce » pour mes chats et les autres chats aussi… seulement… c’est lâche… j’ai jamais été très courageuse… j’ai même été ridicule… je me suis même dandinée devant lui… j’ai joué les petites filles effarouchées… j’ai essayé de l’attendrir… je sais faire cela très bien… je lui ai décri chacun de mes chats… le noir… la tigrée… le persan… la noire et blanche…et les chats de mes voisins aussi… oui il y a beaucoup de chats ici… c’est ce que je lui ai dit, en me répétant bien, en jouant les idiotes…il m’a répondu qu’il ne tuait jamais les chats en rigolant dans sa moustache… et je l’ai presque cru… et je suis rentrée chez moi…

Le chasseur est revenu chaque année, le nez en l’air, son fusil bien droit devant lui, les heures passaient et moi je le regardais par la fenêtre.

Le chasseur a même un nom, je ne voulais pas lui en donner un, il devait rester anonyme, un chasseur, mais voilà, il a un nom maintenant…

Cette année je ne l’ai pas revu... il aimait les pigeons, les gros, les dodus… une mauvaise grippe le retient peut-être au lit va savoir !

Un piano sous la neige...

... Pour une balade en voiture sur la côte vers Antibes un jour d'été... Even In The Quietest Moments... la musique inscrite à l'encre indélébile, ineffaçable... elle sait, elle sait tout ça... elle sait qu'elle n'oubliera jamais toi dans la voiture qui parle et dont la voix se confond avec la musique sur le radio cassette... toi qu'elle regarde parler dont la bouche forme des mots inaudibles recouverts par la musique... cette musique là... toi pour qui s'inscrit en elle un amour qui la submerge à cet instant précis... tellement fort que des larmes se dessinent sur son visage, balayées par le vent chaud et les notes sur le piano... comme une foule affolée qui arriverait de très loin et qu'on entendrait sans la voir... comme les sons d'une cloche qui sonnent le glas... la fin de ce moment particulier, mystérieux... qu'elle pleurera pour toujours...
November 04

J't'imagine...

"Encore l'imaginaire. Dans Paris, Texas, Wim Wenders fait dire à Nastassia : "Maintenant je ne sais pas quoi dire. C'était plus facile, juste quand je t'imaginais"."

J't'imagine

Athisha Athisha

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Le monde d'Athisha

Je viens comme un chat par la nuit si noire...
March 21

Au fait....

ça à l'air de bien fonctionner ici ! .... ça change hein ! Clin d'oeil mais ça fait un moment que je ne suis pas venue ! Motus et bouche cousueClin d'oeil

Mon New Blog !

Puisque Free a supprimé l'ancien compte sans raison, pas la peine de s'énerver hein !...  Fâché Voilà mon nouveau blog qui j'espère tiendra un peu plus que quelques mois !... Sarcastique

 

http://athisha.unblog.fr/

January 29

Mon Forum

Merci à ceux qui se sont inscrits (Améor), merci d'être passé aussi, pour les inscrits n'hésitez pas à vous présenter et à ouvrir des sujets qui vous plaisent !...
 
C'est une autre façon de communiquer, de partager et de montrer ce que nous aimons ! ...
 
A bientôt.
 
Athi.
 
 
 
 
 
 
 
January 13

Nouveau Blog...

Je viens d’ouvrir un nouveau blog pour remplacer mon site qui va bientôt fermer et continuer l’aventure, j’espère que vous viendrez me voir là-bas aussi !... je posterai moins ici mais continuerai de le faire pour vous donner de mes nouvelles de temps en temps et vous rendre visite aussi par la même occasion !…

Zoubis Athi

http://dilokoz.free.fr/

 

 

January 12

Et écrire encore... élixir des douleurs...

Chercher les mots qui disent ce que nous sommes à certains moments de notre vie…

Essayer de définir dans l’espace du temps qui passe…  qui nous sommes vraiment…

Le savons-nous ?

Enlever la douleur, là au fond du ventre, l’arracher violemment…

Impossible de le faire dans la douceur…

Se faire mal à rester coucher, à se lamenter, à se détester…

Et déchirer notre vie en mille morceaux pour mieux l’oublier…

Quand nous ne sommes plus rien… plus rien…

Quand l’attente est vide à certains moments de notre vie…

Quand je cherche encore une main qui caresse… qui soulage…

Quand mon corps me dit que je suis encore vivante…

Quand j’ai encore peur de moi... de celle que je suis… toujours…

Et les mots font mal à dire…

Il y a mille ans de ça… j’existais sur cette terre…

Mais je l’ignorais…

Il y a mille ans de ça…

J’étais déjà là… je riais... fermant les yeux sur la réalité... 

Je jouais peut-être à vous faire mal…

Il y a mille ans de ça…

J’étais une enfant turbulente qui s’étourdissait dans le bruit…

Et dansait… et dansait pour faire éclater toutes les barrières, tous les empêchements…

Qui offrait son corps pour un mot…

Un seul mot chuchoté… un mot d’amour…

Et faire éclater les frontières et entrer dans le plaisir…

Qui dit qu’on est vivant… qui dit qu'on est vivant sur cette terre…

Entrer dans le plaisir qui fait oublier...

Tu sens son souffle chaud, sa respiration...

Au moindre mouvement elle partira...

Quand les mots sont vains...

Elle est perdue parfois, si fragile en apparence, si forte dans son malheur, éparpillée toujours...

Elle est comme une enfant qui a juste besoin d'amour pour vivre...

D'un regard sur elle...

Après cela que reste t-il ?

December 07

Désolée... plus de son !... plus d'images !

J'ignore ce qui se passe sur mon blog !.... C'est Grrrrr !!!!!.... en tout cas.... les images s'affichent pas toutes !.... c'est à vous dégoûter d'en mettre !.... Bofffffff..... et puis il y a beaucoup de blems pour se connecter... bon !... je crois que je vais arrêter là pour l'instant !!!!....
Je ne vous oublie pas et vous "kiss" tous....
Voilà l'adresse de mon forum si jamais il vous prenait l'envie de me faire un petit coucou.... Zoubis. Athi.
 
December 03

Hideki Fujii - Photographe

                               
         
            

Anna Ternheim

 
Somebody Outside
- 2004 -

To be gone
Better be
I'll follow you tonight
Bring down like I
I say no
A french love
A voice to calm you down
Somebody's outside
My secret
Shoreline 

Separation Road
- 2006-09-27 -

Intro ( Instrumental )
Girl Laying Down
Today Is A Good Day
Such A Lonely Soul
Calling Love
No Subtle Men
Lovers Dream
Feels Like Sand
Tribute To Linn
One To Blame
Halfway To Fivepoints


              A french love

Mind made up, i'd given all for you
C'est la folie d'amour
By now my mind is clear
You planted all the fear
Doubts and despair and
You keep my heart on the run
I'm bound to fall in love with the one

Qui ne m'aime pas
Qui n'a pas besoin de moi

So we planed a secret rendez-vous
Toute la nuit chez moi

Soon confusion grew
I sadly smiled for two
And his head went down
And he wore my heart like a crown
And ever since i fall for the one

Qui ne m'aime pas
Qui ne laisse rien pour moi
Qui ne m'aime pas
Qui n'a pas besoin de moi

Wall burnt down
You never burned down yours

For you Mimi...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
J't'imagine depuis tout le temps,
couverture de roman
Ou les mots du dedans.
J't'ai vue un soir sortir d'un music-hall
Comme Diane Keaton d'Annie Hall.

J't'imagine, j't'imagine...

J'oublie mes rêves pourtant après chaque nuit,
Mais le halo gris de tes yeux
Reste collé à mes cheveux
Comme ces cartes postales de Noël
Que je peignais à l'aquarelle.

J't'imagine, j't'imagine...

 

Yves Simon

Dans ces collants noirs de jogging
L'autre matin tu es sortie
D'un radio-taxi.
A la gare, était-ce toi ce regard,
Au-dessus d'un foulard
En soie, imitée léopard ?

J't'imagine, j't'imagine...

Y'a tant de villes qui se reflètent dans tes yeux,
Et ces trottoirs humides
Aux voyageurs timides.
Plutôt qu'une annonce dans "Libération",
Comme un ballon rêve,
J't'envoie cette chanson

J't'imagine, j't'imagine...

 

October 28

Qui, si je criais,

qui donc entendrait mon cri parmi les hiérarchies des Anges ?
Et cela serait-il, même,
et que l'un d'eux soudain me prenne sur son coeur :
trop forte serait sa présence et j'y succomberais.
Car le beau n'est rien d'autre que le commencement de terrible,
qu'à peine à ce degré nous pouvons supporter encore.
Et si nous l'admirons,
et tant,
c'est qu'il dédaigne et laisse de nous anéantir.
Tout Ange est terrible.
Il me faut donc ainsi me retenir et ravaler en moi l'obscur sanglot,
ce cri d'appel.
Mais hélas ! vers qui se tourner ?
à qui donc,
mais à qui s'adresser ?
A l'ange,
non !
à l'homme,
non !
et les animaux pressentent et savent, dans leur sagesse, qu'on ne peut pas s'y fier :
que nous n'habitons pas vraiment chez nous,
dans le monde interprété.
 
Première Elégie ( Les Elégies de Duino - Rainer Maria Rilke)
 
 
 
 
October 26

Olga Osadowska - Photographe

                                   
 
                                                                 
 
                         
 
                                                         
 
     
 
                                                                     
 
                    


October 15

Fashion's photo !

                 
 
                                   
 
                                                                      
 
                                     
 
October 14

Leonor Fini, l'infinie...

 

  Encore un article sur Léonor Fini trouvé sur le net. Dommage j'ai loupé cette expo !
 
                

Pour la première fois à Paris (Expo terminée en Juin 2006) , on a pu découvrir cette artiste indépendante, aimée de Jean Cocteau.

 
<i>Autoportrait avec Kot</i> (Constantin Jelenski) <i>et Sergio</i>, Huile sur toile (1955) DR.
 
En 1951, Jean Cocteau résumait le personnage et son oeuvre : «Tout ce surnaturel lui est naturel. On ne saurait imaginer d'autres acteurs, ni d'autres décors, que ceux qu'elle tire du théâtre de son âme.» Comme Salvador Dali, Maria Félix, Suzanne Flon, Marcel Jouhandeau, Ludivico Visconti ou encore Jean Schlumberger, Cocteau connut Leonor Fini. Et lui comme les autres fut fasciné par son onirisme charmant où se mêlent un puissant éros et un fantastique dérangeant. Aujourd'hui, dans de nombreux endroits de la planète on n'ignore pas qui fut Leonor Fini. Au Japon, par exemple, ses oeuvres ont habité quatre musées de juin à décembre 2005. En France, c'est différent. Arlette Souhami, de la galerie Minsky à Paris, le déplore : «C'est vrai qu'ici elle n'a pas beaucoup de succès. Aujourd'hui, elle revient dans l'air du temps mais le processus ne partira pas de l'Hexagone, c'est sûr.»
 
Une personnalité peu commune
 
Arlette Souhami a côtoyé Fini dans les dernières années de sa vie. Elles furent même amies. Cette exposition (Avril 2006 - Juin 2006, donc elle est terminée) est un hommage qu'elle lui rend. Et une occasion rare pour le public de reconsidérer l'artiste, née en 1907 à Buenos Aires, farouche touche-à-tout qui a laissé une oeuvre unique de peintures, écritures, dessins, décors, costumes, couvertures d'ouvrages et illustrations de textes. Il est vrai que sa personnalité n'était pas commune. «Elle voulait vraiment être indépendante. Et elle a réussi ! Elle était une sorte de diva. Elle est toujours restée elle-même», résume Arlette Souhami. Libre, en amour aussi : «Elle adorait l'écrivain polonais Constantin Jelenski. Mais en fait Jelenski était homosexuel et épris de Stanislao Lepri. Ils ont longtemps vécu tous les trois. Sans problèmes. Leurs amours étaient très profonds.»
 
Représentation de la nudité
 
Fini était à l'avant-garde. La nudité est abordée, souvent, pour ce qu'elle est. Dans le diptyque D'un jour à l'autre, des peaux de bêtes recouvrent les femmes. Parfois, leurs vêtements sont déchirés, comme les bas de Fini sur une photo d'époque. Dans un autre tableau, Les Sorcières, l'avortement est évoqué. La toile est forte, difficile à vivre. C'est encore Fini qui conseille au marchand d'art Leo Castelli d'exposer des meubles décorés par les surréalistes. A la Galerie Minsky, on peut retrouver le paravent Métamorphose d'une femme et une incroyable armoire. Surréaliste ? En vérité, «c'en était une malgré elle». Autodidacte, la voilà d'abord proche de Bataille, Éluard ou Ernst. Mais Fini a besoin d'air. «Même influencée par l'abstrait, elle reste figurative.» Leonor Fini a aussi réalisé de magnifiques et tendres portraits. Flon, Genet... Quand on essaie de faire le sien, on la réduit souvent aux chats qui l'entouraient en permanence et qu'elle a tant de fois représentés. On se trompe.
 
Vincent Aufrère
06 avril 2006, (Rubrique Culture Le Figaro.fr)
 
 
 

Totto-chan - Tetsuko Kuroyanagi

 
               Simple comme un haïku, belle comme un cerisier en fleurs, pleine d'espérance comme une petite fille de 6 ans, cette histoire vraie offre un regard clairvoyant
sur les enfants et l'école. Tokyo, début des années 1940. Tetsuko, alias " Totto-chan " mène la vie dure à son institutrice... jusqu'à se faire renvoyer de son école primaire, peu de temps après y être entrée. Ses parents l'inscrivent alors à Tomoe, petite école éprise de liberté où de vieux wagons font office de salles de classe. A Tomoe, l'expérience de la vie est aussi importante que les leçons. Et grâce à son directeur atypique, Totto-chan réapprend à respecter les autres et à se respecter elle-même. Elle prend goût à l'étude, assume ses échecs et gagne en autonomie ; écrit des haïkus, rêve de danser " Le lac des cygnes "... Mais elle comprend aussi ce qu'est le racisme, l'intolérance, et découvre la guerre. En 1945, Tomoe est détruite par les bombardements. Mais en quelques années seulement, cette école pas comme les autres aura déterminé la vie entière de Totto-chan.

 

Biographie de l'auteur
Née à Tokyo en 1933, Tetsuko Kuroyanagi est une vedette de la télévision japonaise et - grâce à Totto-chan -, l'une des rares à être connues hors du Japon. Elle anime depuis vingt-sept ans un talk-show quotidien, " Le salon de Tetsuko ", et est également actrice. Ambassadrice de l'UNICEF depuis 1984, elle est aussi directrice adjointe de l'orchestre philharmonique de Tokyo.

                                                                  


October 11

Roy Fairchild - Peintre

                                 
                           
 
                                                        
 
          
 
                                                                           
 
        
 
                                                      
 
                   
 
 
 
 
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